
infos@pigmentplus.com
Tel/fax
04-90-41-73-01
Histoire
du pigment
Les
pigments sont des molécules particulières capables d'absorber une partie
du spectre de la lumière mais aussi de réémettre une partie du spectre qui
correspondra à la couleur perçue par notre oeil. Les
pigments sont d'origine géologique, organique (végétale et animale) et
actuellement synthétique.
Les
premiers pigments utilisés ont été des pigments d'origine
minéralogique.
Ces
pigments sont un mélange d'oxyde et d'argile (ocres).
Le métal
oxydé est variable fer, manganèse, cuivre.
Ils
peuvent être aussi des sulfures de mercure, de zinc de cadmium ou de plomb
noir (galène), de carbonates de calcium (calcite, aragonite).
Les
pigments organiques sont essentiellement des molécules aromatiques
possédant des groupements chromophores. Ces groupements d'atomes sont
capables d'être excités et de transférer leur énergie au métal qui se
trouve au centre du groupement chromophore. Ces métaux de transition
possèdent deux ou plusieurs degrés d'oxydation différents.
Ils
offrent une gamme de couleurs qui sera la conséquence du degré d'oxydation
du métal et de la nature du liant qui sera utilisé lors de la fabrication
de la peinture.
Les différents
pigments
Quelques pigments issus des terres

Les
premiers hominidés ont laissé leur empreinte sur les parois de nombreuses
grottes de France ou d'Espagne. Les plus connues comme la grotte de
Lascaux ou la grotte de Chauvet, montrent que les hommes possédaient déjà
une très grande technique de l'utilisation des ressources naturelles que
la nature avait mis à leur disposition.
Les
pigments étaient issus des terres colorées, de l'ocre et de la bauxite.
Les
sables ocreux sont les plus connus. Ils ont fait la richesse de la région
de Roussillon dans le Vaucluse (le plus grand gisement en France encore
exploité actuellement).
Ces
sables issus de dépôts marins, sont composés de sable de quartz d'argile,
la kaolinite et d'oxyde de Fer.
On
distingue plusieurs ocres : les ocres jaunes (la goeghite), les ocres
rouges (l'hématite). Entre ces deux teintes, il existe une multitude de
teintes qui peuvent aller du jaune à l'orangé et au rouge.
Par
différents procédés de chauffage, il est possible de transformer la
goethite en hématite. (Il y a 40 000 ans, au paléolithique moyen, la
technique de chauffage de l'ocrre était connue)
Il
existe des terres tel que les terres de Sienne et d'ombre (Nord de
l'Italie), qui sont des sables ocreux, où de faibles quantités d'oxydes de
manganèse mêlés à la geothite vont donner des pigments bruns.
Certaines
terres noires sont caractérisées par une dominance de l'oxyde de
manganèse. Elle sont très présentent dans des vallées de la Dordogne ou du
Lot.
Ces
pigments ocreux sont bien connus et sont à la base des grands fonds
monochromes.
Ils sont
issus de l'extraction de la partie argileuse oxydée de la partie
sableuse.
D'autres
terres comme les terres vertes sont très abondantes, ce sont des
protoxydes de fer.
Ces
terres vertes (glauconies, cléladonite ou chlorite) se sont formées au
sein des sédiments des mers froides. Elles sont peu utilisées par les
peintres.
Les
cléladonites d'un vert pâle tirant sur le bleu, sont en revanche très
appréciées des artistes mais elles sont extrêmement rares.
Les
gisements renommés sont ceux de Chypre et de Monte balo, près de Vérone
.
Quelques pigments issus des minéraux
Le
cinabre, le lapi lazuli, la malachite, l'azurite, la pyrite, l'antimoine,
l'orpiment, sont des minéraux peu abondant considérés comme des pierres
semi-précieuses ; ils rentrent dans la composition des différentes
peintures.
Ils sont
utilisés après broyage et associés avec des liants adéquats.
Le lapis-lazuli (lapis = pierre en latin ;
lavégard = bleu en persan) fut le premier minéral à être utilisé pour
produire un bleu profond .
La
pierre était broyée et lavée. Son utilisation s'est complexifiée à partir
du XIIe siècle.
Les
gisements de lapis lazuli sont essentiellement en Afghanistan.
Le vert de malachite et l'azurite sont deux
pierres semi-précieuses.
On peut
trouver sur un même fragment de roche les deux minéraux.
Le vert
de malachite fixe la lumière mais est instable dans le mélange.
L'azurite
est connue depuis l'antiquité sous le nom de pierre d'Arménie, correspond
à un bleu qui suivant la finesse du broyage est plus ou moins
intense.
L'orpiment, sulfure d'arsenic, était très utilisé
par les égyptiens. Sa couleur jaune d'or complète les différents pigments
ocreux connus.
Le cinabre, est une pierre semi-précieuse. On en
trouve encore dans les carrières
d'Italie
ou dans les mines d'Almaden en Espagne.
Cette
pierre broyée donnera le rouge vermillon. Cette pierre a toujours été
chére et fut utilisée que dans les demeures de grande classe.
D'autres minéraux sont utilisés comme l'antimoine
ou les acétates de cuivre qui font les vert-gris des enluminures. Des
roches tel que l'arrdoise, la calcite, le gypse interviennent dans la
préparation des pigments.
Quelques pigments végétaux

Le bleu pastel est issu d'une plante, l'Istasis
tinctoria. La région de Toulouse était très célèbre pour cette production.
Le cycle
de la fabrication du Pastel est très long (environ deux ans) et sa
préparation complexe.
Le Pastel fut détrôné par un autre pigment,
l'indigo, tiré de l'indigotier (Indigofera tinctoria).
Cette
plante provient de l'Inde. Son coût peu important provoqua la mort de
l'industrie
du Pastel en 1562.
Pour
obtenir le bleu Indigo, il faut faire fermenter les feuilles.
La garance est issu d'une plante herbacée (rubra
tinctorum) des régions chaudes et tempérées.
Le
colorant rouge vif issu de cette plante provient de la racine. Cette
racine est séchée, écrasée et blutée, on dit que la garance est robée.
C'est sous cette forme" la garacine" que ce colorant fut vendu.
Le jaune du genêt, de la sarette, vont enrichir
la palette des pigments.
Le Tournesol correspond au deuxième grand bleu
végétal.
On
extrait ce colorant des graines.
Ce
colorant est connu en chimie comme indicateur coloré.
Le bois champêche donne une couleur
noir-violet.
Le noir de vigne ou le noir fumée.
Le noir
de cep de vigne carbonisé est surtout apprécié en raison des gris bleu
très froids qu'il permet d'obtenir ; il n'est cependant pas considéré
comme un bon pigment pour la peinture
Quelques pigments d'origine animal

Le kermès est un insecte, qui donne un rouge
écarlate, réside sur les chênes kermès (Quercus coccifera) et sur les
chênes lièges (Quercus ilex).
Ce
parasite des chênes forme au niveau des rameaux des gales.
Ces
gales sont broyées et la poudre obtenue est soluble dans l'eau.
On
obtient un rouge équivalent au rouge vermillon en le mélangeant avec du
vinaigre et du citron.
La cochenille du Nopal, est un insecte qui se
développe sur les figuiers de barbarie.
Ce sont
les femelles qui sont à l'origine du rouge carmin.
L'encre de Sèche (sépia)
La pourpre est issu d'un liquide jaune fermenté
provenant d'une glande extraite d'un mollusque : le Murex.
C'est un
colorant noble dont l'invention est attribuée au Hébreux.
Les pigments synthétiques

Le
premier pigment synthétique a été mis au point par les Egyptiens.
Ce
pigment fut obtenu par cuisson d'un mélange de silice, de produits
calcaires, de cuivre et d'un fondant, à l'époque le natron (
sesquicarbonate de sodium naturel ).
On
obtient un silicate double de sodium et de cuivre.
Les
pigments synthétiques prennent leur essor en 1856 avec la découverte par
un jeune chimiste, William Henry Perkins, de la mauvéine, un dérivé
de l'aniline. Ce colorant fut mis à la mode grâce à la Reine Eugénie qui
trouvait que le mauve s'accordait bien avec ses yeux.
Cela
devint la couleur favorite de l'époque Napoléon III.
Les
chimistes allemands découvrent l'alizarine qui concurrença la
garance.
L'Indigo
fut synthétisé, suplanta l'indigo naturel et ruina la filière.
Certains
colorants possèdent des propriétés bactéricides, qui furent découverts un
peu par hasard et qui sont à l'origine de la découverte des
sulfamides des médicaments majeurs pour la lutte contre les
infections.
Les différentes
techniques de peintures.
Les
peintures sont des représentations du monde.
Elles
sont les résultats d'une multitude d'évènements tels que les évènements
historiques, les phénomènes de société, les cultures religieuses,
spirituelles et les tendances philosophiques.
Historique :
On
distingue trois éléments principaux :
Le
subjectile ( support de la peinture).
Les
pigments colorés.
Le
médium.
Après la
peinture, en général un vernis est déposé sur le couche picturale, il
permet de protéger et d'assurer une certaine stabilité des couleurs.
Dès le
paléolithique il existe des représentations picturales ; elles sont le
résultat de
l'association
des différentes argiles de couleurs, de cendres d'os, de pigments végétaux
associés à de l'eau ou de la graisse.
Les
Egyptiens ont été les premiers à synthétiser les pigments.
Le bleu
égyptien est un silicate de cuivre. La couleur finale est le résultat par
une réaction de complexation entre la chaux et le pigment.
Dans
l'Antiquité, les pigments sont le plus souvent d'origine minérale.
Les
nuances sont obtenues par chauffage et mélange des différentes teintes.
Les
peintures sont plutôt murales mais de nombreux objets parchemins,
vêtements sont teintés.
Au moyen
âge, les techniques sont complexes, les peintures murales sont faites à
sec ou bien à fresques.
La
peinture sur bois est une révolution très prisée car elle permet la
circulation des
œuvres.
les objets ainsi réalisés peuvent être embellis et enrichis par des
couches de feuilles d'or. C'est le cas pour les icônes.
A la fin
du XVI e siècle la pratique dominante est la tempera.
Il
s'agit d'un mélange de colle ou d'eauet de pigments.
Cette
peinture est sensible aux variations de température et d'humidité.
L'oeuf
est rajouté, il donne l'éclat aux couleurs et à l'émulsion.
Les
couleurs de la tempera sont mates.
L'aquarelle
est utilisée à la Renaissance.
Elle
correspond à une détrempe très légère.
La
gouache est une tempera beaucoup plus pâteuse.
Le
pastel ( associé aux accessoires du dessin, fusian, craie, sanguine) est
broyé avec les pigments de couleurs. Le diluant étant l'eau.
Les
fresques très présentes dans toute l'histoire de la peinture sont
codifiées.
Les
pigments sont dilués dans de l'eau et déposés sur un mortier de chaux
éteinte qui sera ensuite étendue.
Le
mortier va absorber et fixer les couleurs.
On
distingue plusieurs phases :
- On
enduit le mur d'un mélange de sable fin et de chaux (l''arriccio).
- Puis
on reporte sur le mur les contours du dessin d'ensemble ; on divise le
travail en secteurs appelés ( giornate journée) qui correspondent à la
capacité journalière de travail de l'atelier.
- Un
dernier enduit est déposé chaque matin (l'intonaco) composé pour moitié de
chaux et pour autre moitié des sables.
- Les
couleurs sont étendues. Les teintes obtenues seront le résultat des
réactions entre la chaux et les pigments.
- Les
pigments utilisés sont les pigments de terres, et des pigments d'origine
végétale.
La
peinture à l'huile est une nouveauté, elle fut travaillée dans les
Flandres et en Italie. La technique finale apparaîtra à la fin du XVe
siècle.
Les
recettes sont innombrables, elles font intervenir l'oeuf, l'huile, le
vernis.
Les
huiles utilisées sont l'essence de térébenthine, de lavande, de lin, de
pavot, de ricin.
Les
subjectiles sont nombreux ; ils peuvent être composés d'une toile de lin
ou de chanvre tendue sur un châssis, mais aussi sur de la pierre, du
cuivre, de l'ardoise ...
Il est
possible de travailler sur un fond préalablement coloré. C'est le cas de
la technique de l'imprimitura.
Les
techniques synthétiques se sont développées depuis la seconde guerre
mondiale. Les peintures sont plus complexes.
L'utilisation
de matières plastiques, la stabilité des couleurs, ont permis une
popularisation de la peinture et de diversifier encore plus les supports
picturaux.
Les matières à charges.

Ces
substances sont associées aux pigments car elles permettent de donner des
caractéristiques particulières à la peinture tel que la résistance à
l'acide.
Elles
sont d'origine naturelle principalement.
Les plus
connues sont la calcite ( carbonate de magnésium), la craie, les dolomies,
les kaolins, les talcs.
Au
contraire des pigments, les matières à charge ont parfois une très faible
opacité et sont sans couleurs.
Les solvants :
Ils
permettent de contrôler la viscosité de la peinture.
Ils
diluent les pigments.
Après
évaporation, les pigments se fixent sur les subjectiles.
Le choix
des solvants va dépendre des pigments, des médiums utilisés et des
conditions d'applications.
Accueil Le
tadelak
Le
stuc
Les
patines
Les
peintures
Les
enduits
Les
outils
Commande
Contact
Histoire
du pigment
Pigments
Naturels
Pigments Synthetiques
Pigments Organiques
Pigments de Cadmium
Pigments Ceramiques
Couleurs a la chaux
Poudres a dorer
Cires/colles/gommes
Resine poudre
Resines liques
Matieres premieres
Infos@pigmentplus.com
(33)04-90-41-73-01
  
Transactions sécurisées
avec la 
Enregistré à la C.N.I.L. sous
le numéro de déclaration : 1274762 par SN Production
En application des dispositions de la loi Informatique et Libertés du 6 janvier
1978, l’utilisateur dispose d’un droit d’accès, de rectification et de
suppression des données personnelles le concernant, qui peut être exercé à
l’adresse suivante : infos@pigmentplus.com
Copyright (c) 2002 . Tous
droits réservés. Conception et réalisation SNProd. |